mardi 18 août 2009

De slam en slam jusqu'à Vancouver (orgasme #4)

Cette année je me suis offert des vacances slammiques sur le bord du Pacifique. Deux semaines on the West Coast. 4 événements slam (ou plus) à courir, jusqu'à m'en enfler les oreilles!

Orgasme no 4 : Regular Slam !

J'devrais pas être en train de vous écrire à l'heure qu'il est. J'devrais être en train de dormir, trying to forget that I will have to leave this wonderful town to go back to Montreal. Mais bon, j'imagine que je dois faire face à la musique et vous raconter jusqu'au bout cette dernière expérience slam au coeur de la métropole westcoastienne. Avant qu'elle se transforme en vague souvenir... :o)

Sur le chemin entre le skytrain (genre de métro mais dans les airs) et le Café Deux Soleils, j'ai croisé Francis! Un des gars faisant partie du Youth Slam Team! Comme quoi le monde est petit! Je lui ai laissé les adresses de différents blogs de slam du Québec. Et je lui ai dis que je continuerais à les suivre via Youtube, ce qui devrait les encourager à rajouter bientôt du new stuff sur leur channel. Bon j'utilise trop d'anglicismes je crois. Imaginez si j'avais passé plus d'un mois ici!

Le slam de ce soir en était un "régulier", c'est-à-dire qu'il n'y avait pas de thématique particulière et qu'il n'était pas spécifiquement pour les jeunes. La moyenne d'âge des slammeurs était quand même en bas de 30 ans, dans l'ensemble. Elyse Maltin (de l'Ontario) était l'artiste invitée, et elle a offert une prestation d'une quinzaine de minutes tout juste après la pause. Il semble qu'à chaque soirée slam, il y a ce type de "feature" où un poète a droit à une prestation de plus de 3 minutes non notée. Un genre de Grand Chelem version soft :)

Le open mic était la partie la plus surprenante de la soirée. Sur 4 poètes, 2 étaient en chaise roulante et un était une-un transexuelle. J'ai adoré cette entrée en matière inusitée. Pour le reste, ce qui m'a marquée dans les performances était que presque tous les slammeurs avaient un gestuel très prononcé (mais approprié) pour accompagner leur texte. On sentait le travail de performance scénique, en plus du travail de rédaction et de mémorisation des textes. Sinon, Vancouver doit être la capitale du poème d'amour, car au moins 65% des poèmes tournaient autour des relations de couple (qu'elles soient tristes ou heureuses). Parmi les autres sujets abordés, deux poèmes étaient dédiés à des "meilleurs amis" et quelques uns avaient au moins quelques vers en lien avec Dieu. J'ai également performé pour la première fois sans feuille mon texte "Je suis invisible". Assez surprenamment, j'ai obtenu de bonnes notes! (entre 7. quelques et 9!).

Parmi mes quelques coups de coeur, j'ai aimé le fait que la plupart des poèmes ne contenaient pas trop de rimes. J'ai adoré Julie Peters la grande gagnante de la soirée. J'ai particulièrement aimé son poème d'amour torride qui se terminait par un magnifique "It would be against my religion to not take you on my floor again". J'ai également apprécié les textes de Brendan Mcleod, même s'il parlait extrêmement vite. Il s'est mérité la 3ième place. Enfin, ma phrase coup de coeur va à une poète dont je ne suis pas sûre du nom, je crois que c'est Celest, qui a commencé un texte par "They don't let you have funerals when you are (still?) alive".

De tout et de rien pour terminer cette chronique qui s'en vient décousue à cause de ma fatigue...
- L'animatrice de la soirée kickait des culs. Je n'ai aucune idée de son nom, je ne la retrouve pas sur Facebook. Sachez qu'elle a un coco rasé, qu'elle est plutôt sexy, qu'elle est célibataire et qu'elle a déjà performé un poème complètement nue (mais pas ce soir). Elyse Maltin, de l'Ontario, a déjà également montré ses seins sur scène. Les stratégies pour "gagner" un slam sont définitivement plus agressives dans le Canada anglais! Mais oh combien intéressantes :-)
-La grande gagnante de la soirée s'est non seulement mérité un joli 35$, mais également une bouteille de whisky en forme de canard. Je crois que j'aime de plus en plus ces "fake gifts".
-J'ai voulu performer mon poème relativement lentement, pour permettre aux gens de bien comprendre mes mots. Résultat : je me suis rendue à 3 minutes 20 secondes! Moi qui pensait que mes poèmes étaient franchement trop courts pour être considérés comme des slams, me voilà rassurée!
-Un mot sur le processus de sélection des poètes. Il y a un line-up à partir de 20h dans le café, et les 6 premiers slammeurs à se mettre en ligne sont assurés de performer. Tous ceux qui suivent peuvent s'inscrire quand même, et vers 20h30, l'animatrice pige au hasard les 6 autres personnes qui auront la chance de performer leurs slams. Je ne sais pas trop quoi penser de cela, mais ça semble marcher plutôt bien!

Sur ce, je vous souhaite une magnifique soirée-journée-matinée et je vous retrouverai certainement quelque part entre le Slamboree, les finales régionales et la finale provinciale.

Lets slam this world!

Myriam

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