mercredi 26 novembre 2008

Le slam de décembre sera-t-il un putch?

Tel qu'annoncé le mois dernier, le slam de décembre est orchestré par nul autre que David Goudreault, gagnant du slam de novembre 08. Le tout serait-il une forme de putch pendant que Frank Poule, tel un dragon vaniteux, ouvre son poitrail plumeux à de nouvelles alliances?
Votre servile bloggeur n'en espère pas moins!
Mais avant de me faire faux prophète, commençons par être bon chroniqueur et parlons de ce fameux slam de novembre.

Une bonne rinçe, de bonnes rixes, peu de soucis, bien des sourires.
Soirée remplie, public comblé, poésie concise mais consistante et consciente.
Voilà! Un merveilleux début de saison.
Que je vous enterre de commentaires! Je remercies chaleureusement Marianne Verville (http://e-toile.org) pour les photos.

Première ronde, 8 slammeurs-euses.

Anthony (dsl j'ai encore oublié son nom de famille!), un de nos slammeurs mineurs (il a 17 ans?!?) dont je suis très fier et venu, a vu et même s'il n'a pas vaincu, il a interpréter un texte bien écrit, intime et presque sexy! C'est clairement un "à suivre!"


David Goudreault (équipe Slam du Tremplin 08), a glissé un poème coup de poing assaisonné comme seul lui sait le faire (politique, humour et humanitude).


Keven-Yann Boisvert(K-Y), est arrivé avec un texte toujours aussi éclaté et cheminant de façon tortueuse dans sa poésie unique, mais cette fois interpretée plus calmement. Ça a assurément porté fruit puisque la réponse du public fut unanime.


Simon Leclerc, un poète longtemps présent à Sherbrooke mais résidant maintenant à Montréal y est allé d'un texte grinçant d'humour noir. Comme toujours, l'humour a fait sauter les pointages!


Sophie Jeukens (équipe Slam du Tremplin 08), a balancé un texte très rude et intense (tant dans la forme que dans le fond). Un redoutable poème qu'elle a rivé sur le public sans gêne.


Luc Lavallée, un nouveau poète au sein de la slamille sherbrookoise a lancé sur la scène un texte beaucoup moins performé que les autres participantEs, mais qui avait tout de même le prolifique potentiel poétique. On l'espère le mois prochain!


Charles "Clap" Duquette, est monté sur scène et la prise comme lui seul peut le faire. Tout en geste et en interprétation, il a livré un texte très métaphorique qui campait très bien son style.


Kim Beaudoin (B.Kimm), a fermé la première ronde en beauté en livrant un texte intime et troublant tout en restant simple, et ce, d'une façon admirable.

Slam libre:
Le micro-ouvert qui a suivi n'avait rien à envier à cette première ronde. Presqu'une dizaine de poètes et poètesses sont venus partager leur texte qui a su démontrer toute la palette de talents que la scène sherbrookoise peut avoir. On ne peut qu'avoir un espoir grandissant en voyant autant de poésie en un seul évènement! Bravo à celles et ceux qui se sont livréEs au slam libre, vous faites vraiment honneur au slam, à son esprit communautaire et à la poésie!

Emmanuelle, habituée d'être dans la foule, a pris la scène pour notre plus grand plaisir!

Mansour, intervenant au Tremplin, a performé deux courts textes que le public a savouré.

Julie s'est laissé aller avec un texte ouvertement et agréablement féministe.

Deuxième ronde :
Comme à l'habitude, cinq des 8 slammeurs-euses ont eu le plaisir de partager un deuxième texte afin de s'arracher, dans un grand duel sonique, le titre de slammeur-euse du mois (à défaut de ne pouvoir être l'employéE du mois). Je me permettrai quelques commentaires plus critiques sur cette deuxième partie afin d'affiner notre perception de la soirée.

Simon Leclerc ayant eut le plus haut pointage à la 1ère ronde, a débuté avec un texte moins percutant que son premier. Toujours dans la même vague d'humour grinçant et de commentaires virulents, il a tout de même bien établi sa place avec la force de ces propos. Cela dit, il a bien moins rendu ce deuxième texte et il manquait à mes yeux de construction (ou de progression) nécessaire pour faire bouger les méninges de notre public gourmand.
Sophie Jeukens est revenue sur les planches avec un texte qui déméningeait. Un poème terre-à-terre qui avance sur les jeux de mots tout en restant cramponné sur un flot d'émotions. Un texte ouvragé avec une rythmique très présente. Clairement la meilleure présence de Sô Jeu au Tremplin à ce jour.
David Goudreault, suite à la performance de Sophie, n'a pas hésité une seule seconde. All in, comme il se plaît à dire. Il a balancé son poème "Positif" qui l'a clairement démarqué lors des nationaux de 2008. Première fois performée au Tremplin par contre, il a su jouer le tout pour le tout. À celles ou ceux qui croient que la poésie n'est pas sportive, David lui l'a démontré en usant de stratégie et de technique. Un texte personnifié, cynique, drôle et éclaté. CertainEs pourraient lui reprocher un conservatisme en n'envoyant pas un nouveau texte, mais je crois que le moment était le meilleur pour jouer cette "carte maîtresse" qu'il a par contre brûlé pour les demies-finales! (voir vidéo ci-bas)
Kim Beaudoin était tout aussi surprise que la dernière fois qu'elle avait fait la deuxième ronde l'année dernière. Elle devra s'habituer car sa poésie touche là où il faut et démontre de son talent naturel (malgré une gêne que je lui connais) à établir un lien avec le public. Son deuxième texte était par contre moins préparé (vu la surprise) et je la sentais bien moins confiante. Cela dit, le poème a fait son chemin vers des oreilles prêtes à prendre encore de sa verve et en cela, je dis victoire!
Charles "Clap" Duquette a terminé la soirée en s'enflammant devant nous avec un texte qui a débuté au tréfond des abysses et qui tissait une histoire divine (soutenant toujours de belles métaphores à mon avis) qui rôdait avec des bribes d'histoires très actuelles. Le public n'a pas accroché. Son poème était nébuleux à l'écoute je dois dire et Charles a aussi usé de plusieurs gestes répétitifs et d'une rythmique très similaire à son premier texte, mais je me dois de saluer sa volonté de prendre de la place et de théâtraliser ses poèmes. De très beau premier pas pour un jeune poète!

Après cette chaude lutte, David Goudreault est sorti gagant du mois de novembre, talonné par les 4 autres participantEs. Cela lui permet aussi de prendre la place de l'hôte que je suis pour le mois de décembre sans trop se mordre les doigts à devoir choisir entre participation ou animation. Pourquoi se départ soudain de ma part? .... C'est qu'un poème s'ouvrage depuis plus de 9 mois dans la chaleur d'une demeure maternelle et je ne veux pas manquer le spectacle qui s'en vient. Il y aura des cris, des grimaçes, du bonheur à fendre l'hiver, de l'amour à tartiner sur les murs et bien d'autres choses que je vous partagerai en temps et lieu. Mais n'ayez crainte, la Poule veille au grain et il n'y a aucun loup dans le poulailler. Seulement un brave ami qui va m'épauler pour le slam du 4 décembre prochain. Plein d'humanitude, de sourire grand comme le fleuve Saint-Laurent et de bras ouvert comme l'Arc de Triomphe, David Goudreault vous attendra avec impatience, j'en suis sûr. Ne le rater pas, ça ne se reproduira pas de si tôt, car ma molle dictature reprendra des forces d'ici janvier. Je vous aime très fort.

Amitié et solidarité,












Frank Poule

Jeudi 4 décembre
2e soirée Slam du Tremplin
dans le cadre de la Ligue québécoise de slam (LiQS)
20h00, Tremplin 16-30



David Goudreault (slam) Positif le 20 septembre 2008 (hébergé sur le compte Vimeo de Sylvain Bérubé.

jeudi 30 octobre 2008

Mois du slam (2e partie)

Atelier de slam au Cégep avec IVY (14 oct.) :
Suite à une confusion entre le programme du Salon du livre de l'Estrie et les indications de l'organisateur Jean-Sébastien Huot, je suis arrivé à mi-parcours de l'atelier. J'ai de ce fait manqué la partie de IVY, ce qui m'a mis en rogne. J'ai rongé mon frein pendant qu'une quinzaine de jeunes du Cégep et du secondaire, eux, usaient leur mine HB pour achever un texte valable. Il y eut quelques performances, dont un slam à 3 d'un groupe de l'école Mitchell Montcalm dont on entendra sûrement encore parler. Le peu de lectures des participantEs m'a déçu. Il m'a semblé qu'il y avait une certaine gêne des gens à partager leur texte qui aurait dû être brisée. Au final, je crois que quelques personnes étaient aussi simplement là pour voir IVY.
Ayant manqué toute la première partie, je ne me risquerai pas à une note. Cela dit, bon coup de la part du Salon du livre, ça fait du bien de voir que vous avez décidé de vous mouiller à la création!

Session de slam au Salon du livre de l'Estrie (18 oct.) :
Première pour le Salon, une soirée animée avec des artistes de tout horizon aura été bénéfique à celui-ci, malgré la déception marquée de certainEs. Il faut dire que les poètesSEs qui participaient venaient de mettre les pieds dans un chateau-fort de la littérature en Estrie (quoi que devenu surtout une foire à la consommation de livres). Cela dit, le public n'était pas celui hétérogène des soirées du Tremplin. Les personnes présentes avaient pour la plupart une idée de ce qu'est la poésie, une appréhension du mouvement hip-hop et un goût marqué pour tout ce qui ne comporte ni rime ni message. J'exagère. À mon grand bonheur, le public présent, et tout de même nombreux dans cette salle un peu froide aménagée pour le Salon, s'est mouillé et a même fait quelques remous. Le micro-ouvert a été peu exploité, ce qui me déçoit sachant que plusieurs auteurEs étaient très bien informé de l'évènement et auraient pu se prêter à la chose aisément (comme nous l'a prouvé l'association de poésie de Granby). Le slam est l'affaire de tout le monde, pour peu qu'on s'en soucie et qu'on se donne la chance de le pratiquer. Les auteurEs des Cantons-de-l'Est auraient eu tout à gagner à tenter le coup et je me désole qu'il ne se soit pas hasardé à venir participer. Même s'il existe un fossé générationnel, le slam, dans sa forme et sa simplicité, offre tout pour le franchir d'un seul bond.
Une note de 6.5, bonne performance mais l'attente était plus grande.

Spectacle de la Slamille et de ses invitéEs (20 et 22 oct.) :
Projet : 2 soirs. 400 cégepienNEs de deuxième année minimum. 1h15 de slam de poésie. 4 slammeurs-euses + invitéEs et des pommes gratuites.
Le défi n'était pas petit. Les attentes non plus. Encore moins les nôtres (éducation, sensibilité, conscientisation, respect, découverte, création/action). Et celles du public? ... ouf! Ça devait aller dans tous les sens, du désintérêt le plus total à celui de passion en découverte. La majorité devait se situer entre les deux pôles avec un seuil de patience et d'écoute amoindrie par l'obligation scolaire.
Pour y arriver, nul autre choix que d'épauler la slamille (Sô Jeu, David Goudro, Alliance et Frank Poule) de Marjolaine Beauchamps, Keven-Yann Boisvert, Maggie, Marc-Aurèle Lemieux et Patrick Jalbert. Ce fût donc une enfilade de textes dans un décor de colocation interstellaire qui fila comme une étoile à travers les univers infranchis de bien de gens le 20 et 22 octobre. Un peu plus de 500 personnes vinrent se buter à nos vers et il n'aurait pas été possible d'offrir plus, c'est-à-dire bien plus que nous même 2 soirs d'affilés. Une expérience mémorable, touchante et très positive pour faire découvrir la poésie à des jeunes qui pourrait parfois ne plus croire qu'il existe quelque chose au-delà du symbole même des choses. Malgré un manque de préparation, une slammeuse en moins et quelques ratés qui forgent l'expérience. Je tends un 9.8 sans pousser vraiment la note.

Spectacle Slamérica de IVY (23 oct.) :
Loin de moi l'idée de vouloir faire un débat sur ce qu'est le slam : une pratique/un style littéraire/ une philosophie/ une compétition? Un regard rapide sur le mouvement permet de voir que le slam est un peu tout cela. Reste que je ne peux m'empêcher de souligner certaines choses. Un spectacle individuel avec une orchestration musicale complète et très peu d'a capella que nous pourrions appeller "slam" n'a guère en commun avec ce qui a fait le slam dans les 20 dernières années, sinon la poésie comme centre de la création. Les gens vont voir du slam pour bien d'autres raisons que pour un spectacle. Le slam n'est pas un spectacle en fait. La soirée s'improvise, sans trop d'attente. Le public est nécessité, le poète est nécessiteux. Ça brasse, ça change à chaque 3 minutes, ça va dans tout sens. Rien de tout ça dans le spectacle d'IVY. Alors arrêtons de jouer sur les mots et surtout de les utiliser à tout-va! Prenons ce spectacle pour ce que c'est : un moment magique en compagnie d'un poète plannant sur des airs électrifiants, une poésie rimée qui vient à l'oreille simplement et qui touche et qui touche... Ce spectacle n'est pas réservé aux adeptes du slam, il saisit plus large en empoignant la guitare et le drum'n'bass. Même chose pour le disque qui est la pierre de fondation du spectacle. Un bon disque, un bon poète qui n'a pas peur d'aller vers les gens... mais très loin de la scène slam et de ce qu'elle signifie pour maintenant beaucoup de gens (liberté, participation, émergence, ressourcement et tant d'autres!). Il y avait moins d'une trentaine de personne à ce spectacle présenté au Tremplin tout de même honéreux pour ce qu'on peut connaître des soirées slam au Québec (entre gratos et 8$). J'ai réellement apprécié la performance d'IVY, qui nous fais voyager sur des thèmes de l'américanitude qu'il chérit tant. Cela dit, le débat reste vacant et le public frileux...
Un 7.8 pour la confusion dans la présentation, le travail achevé et l'amitié transpirante.

Voilà pour le mois! C'est déjà novembre, je recule l'heure pour gagner un peu de sommeil. Sachez que ce premier mois du slam restera gravé dans ma mémoire pour bien longtemps, que j'ai adoré le partager avec autant de gens respecteux et généreux d'eux-même et que le mois d'octobre 09 ne saurait se faire attendre pour continuer à aviver la pratique, la philosophie, la compétition, le style et surtout l'esprit du slam.
Sur ce bon slam!

Frank Poule

vendredi 24 octobre 2008

Le mois du slam prend fin sur de belles notes (sans même de jury!)

Quel mois du slam à Sherbrooke! L'heure est venue d'une petite pause, je dois vous le confesser. Je dépose mon bilan et que je me remets aux correspondances fréquentes afin que les prochaines scènes de slam continue à être bondées tant d'artistes que de découvreurs-euses. C'est aussi le temps de dire merci à tant de personnes qui ont conspiré (sans le savoir parfois) à ce mois du slam dans notre p'tite ville. Je ne vous nommerai pas afin de garder nos sociétés secrètes...secrètes. Merci donc! Vous ne pouvez savoir toutes les retombées d'un tel effort collectif pour vouloir faire connaître la poésie et la faire évoluer (j'ai quelques idées à ce sujet que je vous partagerai sûrement). Voici donc mon pointage personnel et les idées qui viennent avec :

P.S. Je cherches toujours des images (ou court vidéo) pour agrémenter les blogues et les articles alors si vous avez du matériel libre de diffusion, veuillez me les faire parvenir (zavez qu'à cliquer sur mon profil). N'hésiter pas à commenter aussi de façon constructive afin d'amener de l'eau au moulin de nos critiques!

Session de slam au Tremplin (2 oct.) :
Première soirée de la saison du Tremplin et en même temps lancement de ce mois du slam, elle fut un moment de grandes découvertes pour plusieurs personnes. Malgré le fait que deux invités ont manqué à l'appel, Mario Cholette, Annie Beaulac, Carl Bessette, Francis Lujan ont su démontrer que la grande force du slam réside dans la multitude des voix. De la versification rigoureuse de Carl, par le style brut et conté d'Annie, l'esprit complètement éclaté et jazzé de Mario et l'univers lexical de Francis ont fait voyager le public dans les diverses contrées de la poésie. Sophie Jeukens et David Goudreault ont aussi présenté des slams bétons (urbain-trash pour citer Mario ;P).

La salle était presque comble et le public lui comblé. Plusieurs micro-ouvert ont été disséminé durant la soirée et je prends le temps de souligner que leurs prestations m'ont donné confiance quant à la poursuite de la saison au sein de la Ligue. L'absence de jury a sûrement joué dans la dynamique avec le public, mais plusieurs slams ont réussi à faire lever la foule du Tremplin qui commence à avoir la réputation d'être chauffée à bloc!
Pour la soirée donc, une note de 8.8, surtout pour la qualité des textes, l'écoute et la vivacité du public.

Midi-slam au Cégep de Sherbrooke (7 oct.) :
Se voulant un évènement préparatoire à la soirée de la Slamille du 20-22 août, ce midi slam à l'Artishow était présenté par moi et David Goudreault. C'était pour moi un retour sur les planches à autre chose qu'à l'animation et ma première au côté de David.
La salle était à demie-pleine et rapidement moi et David nous sommes rendus compte qu'elle était plutôt à demie-vide. Le public, étant sur leur heure de dîner, était peu réceptif malgré quelques sourires esquissées ici et là. Nous avions espéré trouver des personnes pour slammer lors de notre spectacle du 20-22, mais il y avait vraisemblablement peu d'intérêt dans la chose. Nous aurons tout de même mis le paquet (malgré notre manque apparant d'énergie propice à changer la donne) et fait connaître le slam à des gens qui n'en auraient jamais eu la chance. Cela dit, faire du slam sauvage en s'improvisant dans la cafétéria du centre St-Michel la semaine précédente aura été beaucoup mieux reçue. Il y a sûrement des leçons à prendre de tout cela. Je donnerai un maigre 5 pour le tout.

Coup de pouce du Tremplin, prestation de slam (8 oct.) :
La soirée de financement annuelle, Coup de pouce, du Tremplin 16-30 s'est déroulée sous l'emblème du slam cette année. Cela pourrait paraître pour certainEs comme étant une complète récupération, mais je dois dire qu'il n'en est rien. Le Tremplin joue un rôle central dans la scène slam sherbrookoise et a pour mission de revitaliser le centre-ville et favoriser l'émergence culturelle. En ce sens, il fut un temple pour plusieurs adeptes de l'art sous toutes ses formes (musique, art visuel, art oral, théâtre, cinéma) depuis sa création en plus d'être un lieu de création pour plusieurs résidantEs du Tremplin.
J'étais donc très touché de voir qu'on reconnaît, après seulement un an, l'importance de la scène slam pour le Tremplin et je n'ai guère hésité à écrire un texte hommage au Tremplin afin d'exprimer le tout. David Goudreault m'a accompagné avec son slam sur le suicide, soulignant par le fait même l'apport de l'organisme de prévention au suicide JEVI dans lequel il s'investi depuis plusieurs années. Le public était un mélange d'intervenantEs sociaux et de gens fortunés. Un public à mes yeux parfait pour le genre de texte que David et moi livrons. J'en ai profité pour glisser un court texte sur le manque d'éthique de notre mode de vie capitaliste qui a grincé mais touché là où il fallait. Un 8.4 pour le type d'évènement, le public nombreux et variés et pour le bon buffet.

Soirée contre les coupûres en culture, prestation de slam (9 oct.) :
Pour faire bref (parce que la soirée elle ne l'était pas...4h de spectacle), Sylvie L. Bergeron, appuyée par le milieu culturel estrien, a organisé une soirée pour signifier l'indignation du milieu vis-à-vis les coupûres de plus de 40 millions dans des programmes culturels qu'a fait le gouvernement fédéral conservateur. Court-métrage, discours, musique, chant choral, peinture en direct et slam furent de la partie pour faire vibrer les mur du Granada en fin de période électorale (car tout avait à voir avec cela, croyez moi).
J'étais invité à faire un texte, Sylvie sachant que je n'ai pas ma langue dans ma poche quand il est question de parler d'enjeux politiques et qu'elle même se plaît à me présenter comme étant un poète d'extrême gouache. Elle souhaitait aussi la présence de Sophie Jeukens (et pas parce que c'est une femme), alors nous avons dit oui. On ne peut rien refuser à cette dame si dévouée qu'est Sylvie.
Dans la foulée de réflexions concernant cette soirée, Sô Jeu et moi avons établi qu'il y avait deux messages que nous ne voulions pas transmettre : l'anti-conservateurisme (au profit d'une réflexion plus large) et dire à quel point l'argent est important. L'idée nous est tombé dessus ensuite. Un slam à deux sur la culture libre et gratuite! (je le publierai prochainement) Un public de plus de 150 personnes habitués à ce type de soirée que nous n'avons pas flatté dans le sens du poil et qui a tout de même apprécié. Chapeau à l'organisation et aux artistes nombreux et fiers de leur travail!
8.1!

Voilà donc ma première partie. Je continuerai ma chronologie du mois du slam sherbrookois demain avec la couverture de l'atelier de slam d'IVY, son spectacle, celui de la Slamille et la session de slam du Salon du livre. N'oubliez pas de m'envoyer des photos!

mardi 14 octobre 2008

Octobre mois du slam estrien

Comme plusieurs le savent, je ne me suis pas gêné pour lancer l'idée d'octobre comme mois du slam estrien lors du lancement de la saison de slam du Tremplin le 2 octobre. Octobre est un mois parfait pour le slam : il fait encore chaud pour slammer sauvage dans les rues du centre-ville, les activités littéraires et orales battent leur plein (Salon du livre, les jours sont contés), plusieurs nouveaux arrivantEs se sont familiariséEs avec la région... bref, je commence à penser que je ne suis pas si fou!

Voici donc les multiples activités de slam qui restent au mois d'octobre. Et sachez que même si la poésie est le soleil de la parole, la surexposition du slam sur votre cerveau n'aura aucun effet secondaire. J'en suis l'exemple patent.
Bon slam!

Amitié et solidarité,

Frank Poule



Mardi 14 octobre

Atelier de slam avec IVY

Dans le cadre du salon du livre de l'Estrie, le slamestre de Slamontréal Ivan Bielinsky (IVY) viendra donner un atelier sur le slam afin de faire découvrir les dessous de la création slamesque tout en tentant de donner le souffle à une autre activité de slam qui se déroulera le 18 (voir ci-bas).

18h au Cégep de Sherbrooke


Samedi 18 octobre

Slam ton tank


Le 18 octobre est la Journée pan-canadienne d'action contre la guerre en Afghanistan de cette année. Une marche est organisée par le Regroupement autonome des jeunes (R.A.J.) pour souligner la 7e année de participation à cette guerre. Dans le cadre de cet évènement, les artistes sont invités à prendre d'assault le char du champs de Mars afin de le convertir en outil de promotion artistique. Le slam sauvage sera donc de mise sur cette scène improvisée.

Départ de la marche à midi au Marché de la gare (coin belvédère/king)


Soirée de slam du Salon du livre de l'Estrie

Une session de slam sans jury se tiendra le dernier soir du Salon du livre avec des invitéEs et un micro-ouvert. Sophie Jeukens, Jean-Michel Fontaine, Keven-Yann Boisvert, Maxim Morin, Christine Deniger et une panoplie d'autres poètes et poètesses seront de la partie. J'animerai la soirée avec IVY dans un plaisir transidéral!

19h30 à l'Édifice Expo-Sherbrooke, 300 rue du Cégep


Lundi 20 et mercredi 22 octobre

La slamille vous invite à une veillée de mots

Ils sont quatre. Frères et sœurs de langage, dans la grande maison du slam.

Les 20 et 22 octobre prochains, dans le cadre des journées interculturelles et du Forum des Sciences humaines du Cégep de Sherbrooke, ils vous invitent à leur party de cuisine. Tirez-vous une bûche et joignez-vous à cette grande vague de folie créatrice. Au menu : slam, musique, peinture en direct, fruits gratuits, et, bien sûr, public en délire, l'ingrédient qui permet à la poésie de vivre. Qu'il se lève, qu'il se soulève, qu'il se manifeste, ce public : la scène est libre et le micro est ouvert!

David Goudreault, Frank Poule, Jean-Michel Fontaine, Sophie Jeukens et leurs invités-surprise venus des quatre coins du Québec vous attendent pour cette grande joute oratoire sans filet ni parachute. Trois minutes, pas d'accessoire, pas d'impro; que la musique des mots, jetés aux oreilles sans artifice.

La porte est grande ouverte. Come in, before they slam it.

Lundi 20 octobre, 19h Mercredi 22 octobre, 19h

Salle Alfred-Desrochers du Cégep de Sherbrooke

Entrée : 3$


Jeudi 23 octobre

Spectacle Slamérica de IVY

Assister à un spectacle de slam, c'est prendre part à une expérience unique et saisissante où l'intelligence du spectateur est constamment sollicitée. Fondateur de Slamontréal et de la Ligue québécoise de slam, Ivy est un des précurseurs du slam au Québec et un maître du genre. À la fois poète, slameur et auteur-compositeur-interprète, Ivy assouvit son appétit pour les mots en pétrissant la langue avec intelligence et inventivité dans des textes coup de poing.

En mars dernier, il lançait Slamérica, le premier disque issu de la scène slam québécoise, qu'il fait maintenant vivre sur scène avec l'intensité qu'on lui connaît. Entouré de trois musiciens, Ivy présentera le spectacle Slamérica jeudi le 23 octobre à 20 h à Sherbrooke, à la salle Le Tremplin au 97 Wellington sud (coût des billets : 10 $). Au programme : les pièces de Slamérica de même que des slams qu'Ivy livrera a capella.

Les billets sont en pré vente au Zybaldone Resto Café 113 Wellington ou réservez au 819 565-4141 # 105